Dieu seul DIEU Seul

DIEU Seul Dieu le Père Connaitre Dieu Union à Dieu Royaume de Dieu Spiritualité

Thérèse de Jésus
Chemin de la perfection

Chapitre 15
Chapitre 16 et 17
Chapitre 18
Chapitre 19
Chapitre 20
Chapitre 21
Chapitre 22 & 23
Chapitre 24 & 25
Chapitre 26
Chapitre 27 & 28
Chapitre 29
Chapitre 30
Chapitre 31
Chapitre 32
Chapitre 33 & 34
Chapitre 35
Chapitre 36 & 37
Chapitre 38
Chapitre 39
Chapitre 40
Chapitre 41
Chapitre 42

LE CHEMIN DE LA PERFECTION
Chapitre 33

Sur ces paroles du Pater : Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien.

Le bon Maître savait bien notre faiblesse en faisant l’offrande en notre nom. Il savait qu’on pouvait même ignorait la volonté de Dieu. Imaginez un riche à qui on dit qu’il doit diminuer ses dépenses, parce que c’est la volonté de Dieu d’aider les autres. Que fera-t-il ? Il s’esquivera. Si l’on dit à un envieux d’aimer son prochain pour faire la volonté de Dieu, il ne voudra pas faire l’effort. De même, pour un religieux qui doit céder à toutes les douceurs de la vie pour être fidèle à ses vœux .Il ne pourra pas exécuter facilement. Peu de personnes diront sincèrement : Fiat voluntas tua.

Connaissant notre faiblesse, notre bon maître a trouvé un moyen admirable qui fit éclater toute sa tendresse envers nous. Il demanda à Son Père de nous donner aujourd’hui notre pain de chaque jour. Cet amour pour nous, était le seul moyen de nous éveiller : Il a donc résolu de rester avec nous sur cette terre. Par humilité, Il demanda à Son Père la permission de rester avec nous, tout en sachant que les hommes le feront souffrir et le combleront d’outrages.

O Seigneur ! Votre Père savait qu’en Vous donnant à nous, Il Vous verrait souffrir une Passion tous les jours. Quel excès d’amour dans le Fils et quel excès d’amour dans le Père.

Après avoir dit a Son Père que votre volonté soit faite, Il devait Lui-même accomplir cette volonté en nous aimant comme Lui-même et exécuter le commandement de l’Amour.

O Père, prenez garde des intérêts de votre Fils, attendu que rien n’arrête son amour. Tout ce qui est bon pour nous Lui coûte très cher. Il ne pense qu’à nous et personne ne prend la défense de ce très aimant Agneau.

Le Seigneur répète cette demande à Son Père en Lui disant non seulement de nous donner chaque jour notre pain, mais encore Il répète aujourd’hui. Comment mes filles ne pas fondre devant cette tendresse.

Comment donc refuserons-nous de faire don de notre volonté au Père ?



Chapitre 34

Suite du même sujet

Le pain du Pater est le pain de chaque jour, parce que Notre Seigneur veut demeurer avec nous, nous aider et nous animer afin de nous rendre capable d’accomplir la volonté de Son Père. Si Notre seigneur dit aujourd’hui, ce n’est pas comme l’entendent les hérétiques, un simple jour dans ce monde, car eux ne pensent pas jouir de Lui dans l’autre vie.

Mais ce mot veut dire que donné et envoyé au monde par la volonté de Son Père, Il veut par Sa volonté propre demeurer avec nous sur cette terre pour une plus grande gloire de Ses amis et pour le châtiment de Ses ennemis.

Il borne donc au jour d’aujourd’hui cette nouvelle demande. Le Père L’a exaucé et nous a donné Son Fils comme une manne, nourriture de notre âme, qui ne doit plus craindre la faim.

Il n’y a plus ni peines, ni épreuves qui ne deviennent légères si nous goûtons celles de Jésus.

Demandez au Père, mes filles de vous laisser votre Epoux durant ce jour. Quant au pain terrestre, évitez toute préoccupation de votre esprit. Pendant que votre corps vaque au travail, laissez votre âme se reposer. Laissez à votre Epoux le soin du temporel.

Votre Maître subviendra toujours à vos besoins et demandons au Père que nous soyons dignes de recevoir notre Pain céleste, et que nous contemplions avec les yeux de l’âme Celui qu’on ne peut contempler avec les yeux du corps. Cette sainte nourriture soutient nos corps et les guérit de leurs maux.

Je connais une personne qui ne sentait plus ses maux dès qu’elle recevait le pain de vie. Elle se moquait des gens qui disaient qu’ils auraient voulu vivre au temps de Jésus-Christ pour le voir, cependant ils ne réalisaient pas qu’Il était au milieu de tous ceux qui le recevaient dans le Très Saint Sacrement de l’autel. Elle disait qu’elle Le voyait comme si elle L’avait vu avec les yeux du corps. Elle était sûre de le posséder dans la pauvre demeure de son cœur et elle se détachait de toutes les choses extérieures, elle se tenait à Ses pieds et elle pleurait avec Madeleine.

Il ne faut donc pas, mes filles, aller Le chercher ailleurs ou loin de nous. Il est au-dedans de nous, approchons-nous de Lui.

Etant dans le monde Il guérissait les gens au contact de Ses vêtements. Ne doutez pas un instant, qu’étant au-dedans de nous, Il ne manquera pas de nous accorder des miracles et tous genres de faveurs.

Vous regrettez de ne pas Le voir avec les yeux du corps, mais songez à notre condition qui ne peut supporter une telle vision. Autre chose est son état mortel, et autre chose est Son état glorieux. Mais sous l’apparence de ce pain nous osons traiter avec Lui. Attention de vous approcher de Lui avec tiédeur.

Recueillez-vous après la sainte communion. Et si vous devez reprendre vos obligations, laissez votre âme avec le Divin Maître. Si vous oubliez qu’Il est en vous, comment pourrait-il se faire connaître à votre âme et vous instruire ? Prêtez-Lui l’oreille, baisons Ses pieds et supplions-Le de ne pas s’éloigner de nous. Ne regardez Son image au moment où Il demeure en vous, mais simplement quand Il s’éloigne de nous et nous le fait sentir par beaucoup de sécheresses.

Dès que vous recevez la sainte Communion, fermez les yeux du corps pour ouvrir ceux de l’âme. En restant pures, vous communierez souvent et Il se révèlera à votre âme d’une manière ou d’une autre.

Il Se montre sans voiles, communique Ses grandeurs et prodigue Ses trésors à Ses amis qui L’appellent de toute l’ardeur de leurs désirs.